Rapport de cas d’une deuxième molaire supérieure avec des racines palatines doubles unilatérales

Introduction et historique

Les complexités anatomiques des canaux radiculaires ont été largement rapportées dans la littérature. Une racine palatine double est une anomalie rare en clinique ; Peikoff1 a étudié une incidence de 1,4 % de 4 racines séparées et de 4 canaux séparés, dont deux racines palatines, sur 520 secondes molaires supérieures. Cet article présente un cas dans lequel le patient avait une deuxième molaire supérieure droite avec 4 racines et deux canaux vestibulaires et deux canaux palatins (Fig. 1 et 2), et une deuxième molaire supérieure gauche avec trois canaux radiculaires séparés (Fig. 3). L’anatomie interne des canaux radiculaires des deuxièmes molaires supérieures droite et gauche était asymétrique, bien qu’ils soient identiques comme c’est généralement le cas.

Figure 1. Chambre pulpaire montrant les 4 ouvertures d’entrée des canaux radiculaires de la deuxième molaire supérieure droite. (MB) vestibulomésial ; (DB) vestibulodistal ; (P1) palatin principal ; (P2) palatin accessoire.

Figure 2. Radiographie préopératoire initiale de la deuxième molaire supérieure droite.

Figure 3. Chambre pulpaire montrant les trois entrées canalaires de la deuxième molaire supérieure gauche. (MB) vestibulomésiale ; (DB) vestibulodistale ; (P) palatine.

Une racine palatine double n’est pas facile à détecter cliniquement, car sur la radiographie, le canal supplémentaire recouvre toujours l’autre. Ulusoy et Görgül2 recommandent fortement d’obtenir des radiographies sous différents angles pour aider à identifier les deuxièmes molaires supérieures avec 2 racines palatines. La cavité d’accès doit être carrée et non de forme triangulaire. Une large cavité d’accès permet de localiser les deux orifices palatins. La forme et la taille de la cavité d’accès sont toutes deux d’une grande importance, notamment pour trouver des racines palatines divergentes.

La radiographie postopératoire de la deuxième molaire supérieure droite a montré que la dent avait deux racines palatines très divergentes, chacune ayant son propre canal radiculaire bien défini et son foramen au niveau apical (figures 4 et 5). Sur cette base, il a été classé dans le type I, selon Christie et al3.

Figure 4a. Mise en place des 4 embouts de gutta-percha. (A) vestibulomésial ; (B) palatin accessoire ; (C) vestibulodistal ; (D) palatin principal.

Figure 4b. Obturation des 4 canaux radiculaires avec de la gutta-percha. (A) vestibulomésial ; (B) palatin accessoire ; (C) vestibulodistal ; (D) palatin principal.

Figure 5. Radiographie postopératoire de la deuxième molaire supérieure gauche. (A) vestibulomésial ; (B) palatal ; (C) vestibulodistal.

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