Prise en charge et soins infirmiers dans l’unité de douleur chronique

ARTICLE SPÉCIAL

Prise en charge et soins infirmiers dans l’unité de douleur chronique

Prise en charge et soins infirmiers chez les patients souffrant de douleur chronique

M. J. Goberna Iglesias1, M. Mayo Moldes2 y V. Lojo Vicente3

1Service des soins infirmiers
2Service d’anesthésiologie. Unité de la douleur. Hôpital Meixoeiro. Vigo, Pontevedra
3École universitaire d’infirmières. Hôpital Meixoeiro. Vigo, Pontevedra

Adresse de correspondance

SUMMARY

Il est bien connu et soutenu par différentes études, que certaines interventions infirmières sont essentielles pour atteindre la qualité, la sécurité, l’efficacité et l’efficience dans la santé. La promotion et la formation à l’auto-soin des patients ainsi que la promotion de l’autonomie et de la responsabilisation des patients font sans aucun doute partie des interventions essentielles à développer pour atteindre ces objectifs. Il n’est plus possible d’envisager la formation sanitaire des patients sans s’occuper de la responsabilisation de leur autonomie, qui se traduit non seulement par une amélioration de leur prise en charge mais aussi par une meilleure perception de celle-ci, le tout ayant un impact sur la réduction de la demande de soins, si importante dans la situation socio-économique actuelle.

Mots clés : autosoins. L’autonomie. La sécurité. Qualité. Empowerment.

ABSTRACT

Il est bien connu et soutenu par diverses études, que certaines performances infirmières sont déterminantes pour atteindre les objectifs liés à la qualité, la sécurité, l’efficacité et l’efficience en matière de santé. La promotion et la formation à l’auto-soin des patients sont essentielles pour favoriser l’autonomie des patients, qui est sans aucun doute l’un des éléments clés pour atteindre ces objectifs.
De nos jours, nous ne pouvons pas penser à l’éducation sanitaire des patients sans prêter attention à renforcer leur autonomie qui implique non seulement d’améliorer leurs soins mais aussi une meilleure perception de soi, et cela permettra de réduire la demande de soins si importante dans la situation socio-économique actuelle.

Mots clés : Autosoins. Autonomie. Sécurité. Qualité. Empowerment.

Introducción

El dolor crónico constituye uno de los problemas de mayor prevalencia en la medicina actual : afecta en la actualidad al 12 % de la población española y es, por ello, una de las cuestiones de máxima actualidad (1).

Es la causa más frecuente de la solicitud de asistencia medica, sin embargo, sólo el 14 % de los pacientes con dolor crónico reciben un tratamiento adecuado, según los organismos oficiales, y el 27 % no recibe ningún tratamiento. El 4 % de los afectados se vio obligado a cambiar de trabajo a causa del dolor y prácticamente el 30 % precisó consultar con tres o más médicos de distintas especialidades. Chaque patient actif perd environ 16 jours de travail par an (étude Pain Europe). La lombalgie, la plus répandue (80%), est la cause d’un plus grand nombre de journées de travail perdues et celle qui demande le plus d’indemnisation (1).

La douleur chronique est la cause la plus courante de souffrance et d’invalidité qui compromet la qualité de vie des personnes touchées, donc très coûteuse sur le plan économique et social.

Justification

Depuis que la prise en charge de la douleur est devenue un indicateur pertinent des bonnes pratiques cliniques et de la qualité des soins (2), une prise en charge optimale dans une perspective multidisciplinaire dans laquelle l’infirmière joue un rôle important est essentielle.

Ce rôle de la consultation infirmière de la douleur vise à proposer un plan de soins qui renforce la capacité d’auto-soins du patient, annule une grande partie des effets secondaires de chacun des traitements et les conséquences qu’ils entraînent dans son quotidien, afin d’obtenir des résultats plus satisfaisants et efficaces pour l’usager et pour le système de santé lui-même (3).

Dans la tâche d’améliorer la qualité de vie des patients souffrant de douleurs chroniques, les soins infirmiers peuvent contribuer à résoudre ou à atténuer les problèmes qu’ils présentent en formulant des diagnostics infirmiers réels ou potentiels ou en collaborant avec d’autres professionnels de la santé (4).

Certaines techniques sont déjà propres à l’infirmière. Une fois la prescription effectuée, c’est l’infirmière qui informe le patient, fixe le rendez-vous, réalise la technique, surveille les effets indésirables et évalue les résultats, comme c’est le cas pour l’iontophorèse, la stimulation électrique transcutanée (TENS), l’administration de médicaments topiques à usage hospitalier (capsaïcine à 8%), la réalisation de cures post-implantation ou de perfusions médicamenteuses.

Dans les unités de prise en charge de la douleur, l’infirmière est le pont entre le patient, la famille et le reste de l’équipe soignante et, en tant que membre de cette équipe, elle doit avoir les fonctions spécifiques de programmation, de coordination, de soins et d’enseignement.

Un patient bien informé, qui connaît le médicament à prendre et les effets secondaires possibles, adhérera correctement au traitement et, par conséquent, utilisera moins de ressources. Une famille qui connaît les signes et les symptômes saura même transmettre la situation du patient, même si celui-ci ne peut pas assister à la consultation.

L’enseignement de la manière d’inclure correctement et de manière stimulante des programmes d’exercices physiques et d’hygiène posturale dans les soins dispensés par l’infirmière est sans aucun doute l’une des interventions les plus efficaces à envisager (5,6).

Objectifs (7) (tableau 1)

Organisation (tableau II)

Allocation

Dans cette section, on considère que la CDU devrait avoir :

1. Salle, de préférence à proximité du cabinet médical, avec accès téléphonique direct et accès internet-intranet.

2. Table et chaises de bureau.

3. Table d’examen.

4 Tapis d’étirement.

5. Ordinateur pour l’accès à l’historique du patient et au système de réseau informatisé, pour l’enregistrement standardisé de l’activité, des rendez-vous successifs…

6. Agenda.

7. Une tablette pour la bibliographie et la documentation.

8. Une armoire pour la papeterie et le matériel : exercices, conseils aux patients, TENS, électrodes, etc.

Portefeuille de services (tableau III)

Organigramme des flux (Fig. 1)

Dossiers (7)

Dossiers d’unité:

-Identification des besoins (système d’informatisation en réseau).

-Enregistrement des diagnostics infirmiers NANDA.

Indicateurs (7-9) (tableau IV)

Discussion

Les professionnels infirmiers améliorent notre pratique au jour le jour depuis de nombreuses années en actualisant les connaissances, les procédures et les protocoles (11). L’objectif au 21ème siècle est de travailler à la gestion clinique en optimisant la pratique clinique quotidienne afin d’obtenir le plus grand bénéfice pour le patient dans les meilleures conditions pour le professionnel et à un coût abordable (12,13). Le développement de cette stratégie implique d’identifier, de comprendre, de stabiliser et de mieux contrôler les domaines de responsabilité du personnel infirmier (14).

La méthodologie de gestion des processus nous fournit une vision intégrée du processus de soins, une méthode de réflexion sur les besoins et les attentes des patients et un système organisé d’évaluation systématique et d’amélioration continue. La sélection des critères de prise en charge les plus appropriés et de leurs indicateurs correspondants est l’une des stratégies les plus importantes et les plus utiles pour la gestion de la qualité d’une unité de douleur (15).

La gestion de la consultation de l’unité de douleur doit commencer par l’analyse de chaque situation spécifique (16). Lorsque nous savons ce qui se fait dans le cabinet, nous sommes en mesure de choisir les solutions les plus appropriées. Cela nous permettra d’améliorer l’utilisation des circuits organisationnels et de l’agenda, en améliorant la gestion du temps (17).

Sur ces prémisses, nous avons développé ce projet de consultation infirmière en mettant l’accent sur différents aspects. Horroks et al (18) ont décrit une plus grande satisfaction des patients avec les soins infirmiers, dans la gestion des maladies de faible complexité, par rapport aux soins médicaux reçus, donc nous pensons que l’infirmière devrait avoir un plus grand rôle dans les processus organisationnels et thérapeutiques des unités, ce qui permettra de réduire la charge déjà existante dans le personnel médical. La consultation téléphonique réalisée dans notre unité par l’infirmière est un outil qui permet de réduire le nombre de consultations médicales et donc les déplacements des patients à l’hôpital (8).

Annexe 1.

Bibliographie

1. Breivik H, Collett B, Ventafridda V, Cohen R, Gallacher D. Survey of chronic pain in Europe : Prevalence, impact on daily life, and treatment. Eur J Pain 2006;10:287-333.

2. de la Calle JL, Abejón D, Cid J, del Pozo C, Insausti J, López E. Normes de qualité des soins et catalogue des procédures dans les unités de douleur chronique. Rev Soc Esp Dolor 2010;17:114-33.

3. Frich LMH. Interventions infirmières pour les patients atteints de maladies chroniques. Journal of Advanced Nursing 2003;44:137-53.

4. Wells-Federman C, Arnstein P, Caudill M. Programme de gestion de la douleur dirigé par une infirmière : effet sur l’auto-efficacité, l’intensité de la douleur, l’incapacité liée à la douleur et les symptômes dépressifs chez les patients souffrant de douleur chronique. Pain Manag Nurs 2002;3:131-40.

5. Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario. Guide des meilleures pratiques infirmières : évaluation et gestion de la douleur. Ontario : RNAO ; 2002.

6. Charrier J, Ritter B. Le plan de soins standardisé : un support pour le diagnostic infirmier – développement et mise en œuvre. Barcelone : Editorial Masson ; 2005.

7. Contreras V. La qualité dans les unités de traitement de la douleur : un défi pour tous. Disponible sur le site : http://www.victorcontreras.cl/conferencias/Calidad_unidades_dolor_web_2009_ACHED.pdf.

8. Lattimer V, George S, Thompson F, Thomas E, Mullee M, Turnbull J, et al. Safety and effectiveness of nurse telephone consultation in out of hours primary care : randomised controlled trial. Le groupe South Wiltshire Out of Hours Project (SWOOP). BMJ 1998;317:1054-9.

9. Borel J, Sivanto M. Gestion de la qualité en anesthésiologie. Rev Arg Anesthesiol 2008;66:71-82.

10. Johnson M, Moorhead S, Bulechek GM, McCloskey Dochterman J, Maas M, Swanson E, et al. interrelations Nanda, Noc et Nic. Diagnostics infirmiers, résultats et interventions. 2e éd. Madrid : Editorial Elservier ; 2007.

11. Koperski M, Rogers S, Drennan V. Nurse practitioners in general practice-an inevitable progression ? Br J Gen Pract 1997;47:696-8.

12. Pérez JJ, García J, Tejedor M. Gestion clinique : concepts et méthodologie de mise en œuvre. Rev Calidad Asistencial 2002;17:305-11.

13. Soto J. Evidence-based medicine : an inevitable reality for the 21st century. Med Clin (Barc) 1999;113:655-7.

14. Diers D. Professer – Être un professionnel. J Nurs Adm 1986;16:25-30.

15. Mora Martínez JR, Ferrer Arnedo C, Ramos Quirós E. Clinical management by processes : nursing process maps in health centers. Rev Adm Sanit 2002;6:135-59.

16. Mendoza C, Martínez MJ, Gonzálvez MJ, De Maya MC, Gómez D. La connaissance de l’activité de soins : un autre facteur professionnel lié à l’utilisation ? Aten Primaria 2000;25:107-17.

17. Fernández MI, Asenjo M, Fernández E, Martínez M, Molina G, Moreno A. Efficacité des mesures organisationnelles pour améliorer la gestion du programme des nominations antérieures. Aten Primaria 1997;20:287-92.

18. Horroks S, Anderson E, Salisbury C. Systematic review of whether nurse practitioners working in primary care can provide equivalent care to doctors. BMJ 2002;324:819-23.

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