Meurtre de masse

En dehors d’un contexte politique, le terme « meurtre de masse » désigne le fait de tuer un grand nombre de personnes en même temps. Il peut s’agir, par exemple, de tirer une arme à feu dans une foule au cours d’un vol ou de mettre le feu à un lieu où une foule s’est rassemblée. Il s’agit d’un terme ambigu, similaire à cet égard au meurtre en série ou au « spree killing ».

Le Bureau des statistiques judiciaires des États-Unis définit le meurtre de masse comme impliquant « l’assassinat de 4 victimes ou plus dans un même lieu lors d’un même événement. »

La plupart des meurtriers de masse se répartissent en trois catégories : les anéantisseurs de famille, les individus mentalement perturbés et les travailleurs mécontents.

Quand on parle de travailleurs mécontents, c’est une nomenclature souvent inexacte, car un bon nombre de meurtriers de masse sont d’anciens travailleurs licenciés qui reviennent ensuite lourdement armés et tuent leurs collègues. Un cas célèbre de « travailleurs mécontents » s’est produit dans les années 1980 aux Electromagnetics System Labs (en Californie), lorsque le programmeur Richard Farley, après avoir été licencié pour avoir harcelé une de ses collègues nommée Laura Black, est retourné sur son lieu de travail avec diverses armes à feu, tuant sept de ses collègues et échouant dans sa tentative de tuer Laura elle-même.

Une telle définition est évidemment dépassée et ne relève pas de la liste des phénomènes de massacres scolaires commis par des élèves, comme le cas du massacre du lycée Columbine, où plusieurs jeunes hommes se sont livrés à une « folie meurtrière » dans leur établissement, tuant élèves et enseignants sans distinction avant de se suicider.

Il existe également des cas de meurtres de masse apparemment « involontaires », du moins en termes de préméditation. C’est le cas du réfugié cubain Julio Gonzales, qui a mis le feu à la boîte de nuit « Happy Land » à New York après s’être disputé avec sa petite amie et a été traîné hors des lieux par un membre de la sécurité (87 personnes sont mortes dans l’incident, seule sa petite amie a survécu).

Certains « meurtriers de masse » peuvent avoir des motivations financières où tuer n’est donc pas une fin mais un moyen ou est le résultat fortuit d’un vol, le cas le plus étrange étant celui du Japonais Sadamichi Hirasawa qui a empoisonné 12 employés de banque avec du cyanure pour commettre un vol.

Cependant, contrairement aux tueurs en série, il y a rarement un mobile sexuel dans le cas des meurtriers de masse, même si l’on peut trouver des exceptions comme Sylvestre Matuschka, un Autrichien qui prenait apparemment un plaisir sexuel à faire exploser des trains (de préférence avec des personnes à l’intérieur). Son fétichisme mortel a coûté la vie à 22 personnes avant qu’il ne soit arrêté en 1932.

Selon le livre Copycat Effect de Loren Coleman, la publicité sur ces multiples décès tend à provoquer d’autres événements similaires.

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