L’Intérieur étudie le changement du terme « mineurs étrangers non accompagnés » (MENA) pour un terme « plus égalitaire »

SAN LORENZO DE EL ESCORIAL (MADRID), 4 juil. (EUROPA PRESS) –

Le ministère de l’Intérieur étudie la possibilité de changer la dénomination des mineurs étrangers non accompagnés (MENA) par celle d’enfants et adolescents migrants non accompagnés (NNAMNA), selon ce qu’a déclaré jeudi le chef de la matérialisation de l’Unité centrale des expulsions et des rapatriements, Bernardo Alonso Matellán.

L’inspecteur en chef a précisé que l’expression « filles et garçons » est envisagée dans un souci d' »égalité », car le terme « mineurs » est trop « général ». C’est ce qu’il a expliqué lors de la conférence « CIES ET MENAS. Environnements de vulnérabilité particulière’, dispensé dans le cadre des cours d’été d’El Escorial (Madrid).

Les personnes dites ‘MENA’ sont les enfants et adolescents, âgés de moins de 18 ans, d’origine étrangère, qui sont séparés de leurs parents et qui ne sont pris en charge par aucun adulte. Selon les données fournies à Europa Press, au 31 juin 2019, l’Espagne comptait un total de 12 301 mineurs migrants non accompagnés mis à l’abri ou sous tutelle par les services de protection de l’enfance des communautés autonomes, pour lesquels le gouvernement a augmenté les fonds en 2018 à 38 millions dans le but d’améliorer leur prise en charge.

Plusieurs ONG, comme la Fundación Raíces, ont exprimé à plusieurs reprises leur rejet du terme « MENA », arguant qu’il est discriminatoire et qu’il criminalise ces enfants.

D’autre part, lors de son intervention, Alonso Matellán a souligné que, malgré l’existence d’accords de réadmission signés entre l’Espagne et des pays tiers pour pouvoir rapatrier ces mineurs vers le lieu d’où ils viennent, « ceux-ci ne sont pas mis en application ».

À plusieurs reprises, le ministre de l’Intérieur par intérim, Fernando Grande-Marlaka, s’est prononcé en faveur de la réactivation de l’accord signé entre l’Espagne et le Maroc pour le retour de ces mineurs « toujours en termes de sécurité » et en respectant l’intérêt supérieur de l’enfant.

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