Interventions esthétiques : Ai-je le droit de quitter mon travail ?

La réponse est oui. Et nous vous disons pourquoi :

Lorsque vous envisagez de subir une intervention de chirurgie esthétique, l’une des questions qui vous préoccupent le plus est la période postopératoire et sa compatibilité avec la routine habituelle. Puis-je conduire après une opération des seins ? Puis-je continuer à faire du sport ? Et oui, la question star, combien de jours de repos faut-il ?

Ne pas oublier que, que ce soit pour des raisons esthétiques ou pour des raisons de santé, une chirurgie esthétique reste une chirurgie avec tout ce que cela implique, il est donc nécessaire de respecter une période postopératoire pendant laquelle il faudra suivre strictement les directives recommandées par les chirurgiens.

De nos jours, les procédures chirurgicales sont très sophistiquées et les séquelles d’une intervention esthétique sont minimes ; le retour à la routine quotidienne est généralement l’affaire de quelques jours. Cependant, en fonction de l’activité exercée par le patient et du type de chirurgie subie, la première phase de la période postopératoire peut être incompatible avec notre travail et, par conséquent, nécessitera une période d’incapacité de travail.

Congé médical pour chirurgie esthétique : oui ou non ?

Puisqu’une intervention chirurgicale entraîne une série de séquelles physiques spécifiques (douleurs aiguës, inconfort, problèmes de mobilité…) qui peuvent être incompatibles avec le travail et nécessitent une période de repos, le travailleur a le droit de faire certifier par son médecin de famille ou par la mutuelle sa situation d’incapacité temporaire de travail, laissant son obligation de travail suspendue pendant le temps stipulé par le professionnel de santé.

Droit à une compensation financière

Bien que le patient ou le convalescent ait droit à un arrêt de travail pour incapacité temporaire, ni l’entreprise, ni la mutuelle, ni la sécurité sociale ne sont tenues de prendre en charge les frais dérivés de la guérison car il ne s’agit pas d’une maladie ordinaire ou professionnelle. Le principe de ce règlement est que la sécurité sociale n’a pas à assumer les coûts dérivés d’un congé de maladie lorsque la personne concernée n’est pas sous sa responsabilité.

Malgré ce que dicte l’article 128 de la loi générale de la sécurité sociale, il existe une jurisprudence qui dicte que l’obligation contractuelle de travail ne peut pas compromettre le libre arbitre du travailleur en tant que sujet de droits, pour prendre volontairement des décisions sur sa vie personnelle, et que celles-ci ne doivent pas non plus compromettre sa période de vacances telle qu’elle est envisagée dans la loi comme un droit commun de travail de tous les travailleurs.

En outre, il existe des lignes floues sur la question de savoir si la raison de certaines interventions esthétiques peut être considérée comme une maladie commune. De nombreuses personnes qui choisissent de subir une rhinoplastie le font en raison de problèmes respiratoires. De même, la réduction mammaire peut être motivée par de multiples problèmes de santé, tels que des douleurs dorsales fréquentes.

En de nombreuses occasions, lorsque l’activité ne nécessite pas un grand effort physique ou que l’intervention pratiquée requiert une période postopératoire de repos complet, les jours d’absence du patient sont minimes. Les interventions chirurgicales fréquentes, telles que l’augmentation mammaire ou la liposuccion, nécessitent généralement un temps de récupération compris entre 5 et 7 jours, à partir duquel il faudra reprendre la routine habituelle de manière structurée jusqu’à 3 mois après l’intervention, lorsque la période post-chirurgicale sera terminée.

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